Suites numériques ✅
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Introduction
Définition
On appelle suite numérique une fonction dont la variable est un entier naturel.
Pour ne pas confondre avec les fonctions à variables réelles, la variable est mise en indice.
Si $\suite{u}{n}{n \in \N}$ est une suite, alors $n$ est l'indice du terme $u_n$.
On peut définir une suite de deux manières :
- par une fonction (si on connaît l'expression du terme général en fonction de l'indice);
- par récurrence (si on calcule un terme en fonction du ou des termes précédents).
- Si on définit la suite $\suite{u}{n}{n\geqslant1}$ par : \[ \forall n\geqslant1,\quad u_n = \dfrac{1}{n}\,, \] alors $\suite{u}{n}{n\geqslant1}$ est définie par la fonction $n\mapsto\dfrac{1}{n}$; on dit qu'elle est définie de manière explicite.
Si on définit la suite $\suite{u}{n}{n\geqslant0}$ par : \[ \begin{cases} u_0=7\\ u_{n+1}=u_n-3 \end{cases} \]
alors, dans la mesure où on calcule un terme à l'aide du terme précédent, la suite est définie de manière récurrente.
Objectifs
L'étude des suites numériques consiste à:
- trouver leurs variations;
- exprimer de façon explicite leur terme général (quand elles sont définies par récurrence).
Pour étudier les variations d'une suite, la dérivation ne sera pas toujours possible (quand la suite est définie de manière récurrente).
Le second point de nos objectifs est sans doute le plus problématique car, dans un cas général, il n'est pas chose aisée de passer de la forme récurrente à la forme explicite.
En classe de 1\iere, nous verrons tout de même quelques exemples fondamentaux.
Variations d'une suite
- On dira qu'une suite $\suite{u}{n}{}$ est strictement croissante à partir de $n_0$ si : \[ \forall n\geqslant n_0,\quad u_{n+1}>u_n. \]
- On dira qu'une suite $\suite{u}{n}{}$ est strictement décroissante à partir de $n_0$ si : \[ \forall n\geqslant n_0,\quad u_{n+1} < u_n. \]
- On dira qu'une suite $\suite{u}{n}{}$ est constante à partir de $n_0$ si : \[ \forall n\geqslant n_0,\quad u_{n+1}=u_n. \]
Pour trouver le sens de variation d'une suite, nous avons trois méthodes, qui dépendent de la manière dont est définie la suite:
On calcule $u_{n+1}-u_n$ pour tout entier naturel $n$ et on regarde le signe du résultat: par exemple, si $u_{n+1}-u_n>0$ alors la suite est croissante.
-
Cas d'une suite définie de façon explicite.
Posons $u_n=\sqrt{n+1}$. Quel que soit l'entier $n$, \[ n+2 > n+1. \] La fonction $x\mapsto\sqrt{x}$ étant strictement croissante sur $\R_+$, on a : \[ \sqrt{n+2} > \sqrt{n+1} \] (les images de deux nombres par une fonction croissante sont rangées dans le même ordre que les nombres)
Ainsi : \[ u_{n+1} > u_n \] ce qui signifie que la suite $\suite{u}{n}{}$ est strictement croissante sur $\N$.
-
Cas d'une suite définie par récurrence.
Posons pour tout entier naturel $n$ : \[ \begin{cases} v_0=9\\v_{n+1}=v_n^2-v_n+3 \end{cases} \]
Alors, \[ \begin{align} v_{n+1}-v_n & =(v_n^2-v_n+3)-v_n\\ & = v_n^2-2v_n+3.\end{align} \]
En posant $v_n=x$, ce dernier résultat donne le polynôme $x^2-2x+3$, qui a pour discriminant: \[ \Delta=(-2)^2-4\times3=-8 < 0 \] donc est du signe du coefficient de $x^2$, soit positif.
Ainsi, quel que soit la valeur de l'entier $n$, $v_n^2-2v_n+3>0$, et donc $v_{n+1}-v_n>0$.
Ainsi, pour tout entier naturel $n$, $v_{n+1}>v_n$; la suite est donc croissante sur $\N$.
C'est la méthode la plus utilisée dans un cas général.
Cependant, quand on ne peut pas raisonner comme dans l'exemple ci-dessus, elle implique quelques fois des calculs qui peuvent paraître longs.
Il ne faut donc pas détester le calcul algébrique pour l'utiliser.
On utilise cette méthode lorsque l'on ne peut pas utiliser les deux suivantes.
Si nous sommes en mesure de justifier que pour tout entier naturel $n$, $u_n>0$ alors on peut calculer $\dfrac{u_{n+1}}{u_n}$ et comparer le résultat à 1; par exemple, s'il est plus grand que 1, alors la suite est strictement croissante.
Soit $\suite{u}{n}{}$ la suite définie pour tout entier naturel $n$ par : $u_n=\dfrac{3^n}{5^{n+1}}$.
Quel que soit l'entier $n$, $3^n>0$ et $5^{n+1}>0$ donc $u_n>0$.
On peut donc calculer $\dfrac{u_{n+1}}{u_n}$. L'expression de $u_{n+1}$ s'obtient en remplaçant $n$ par $n+1$ dans l'expression de $u_n$: \[ u_{n+1} = \dfrac{3^{\color{red}n+1}}{5^{{\color{red}n+1}+1}} = \dfrac{3^{n+1}}{5^{n+2}}. \] Ainsi, \[ \dfrac{u_{n+1}}{u_n} = \dfrac{\frac{3^{n+1}}{5^{n+2}}}{\dfrac{3^{n}}{5^{n+1}}} = \dfrac{3^{n+1}}{5^{n+2}} \times \dfrac{5^{n+1}}{3^n}. \] On réunit maintenant les puissances de 3 dans une même fraction, et les puissances de 5 dans une autre même fraction: \[ \dfrac{u_{n+1}}{u_n} = \dfrac{3^{n+1}}{3^n} \times \dfrac{5^{n+1}}{5^{n+2}}=\dfrac{\cancel{3^n} \times 3^1}{\cancel{3^n}} \times \dfrac{\cancel{5^{n+1}}}{\cancel{5^{n+1}}\times5^1}=\dfrac{3}{5} < 1. \] Ainsi, $\suite{u}{n}{}$ est strictement décroissante.
Dans le cas des suites définies par récurrence, il est difficile en classe de 1ère de savoir si tous les termes sont strictement positifs. Donc on n'utilisera jamais cette méthode pour de telles suites.
Cette méthode doit s'appliquer aux suites définies de manière explicite dont l'expression comporte des puissances ou des produits.
Si la suite est définie de manière explicite par une fonction $f$, et si on peut étudier facilement les variations de $f$ sur $\R^+$ (car dans $u_n=f(n)$, $n$ est un entier naturel, donc positif), alors on le fait.
On considère la suite $\suite{u}{n}{}$ définie pour tout entier naturel $n$ par $u_n = n^2 - 5n - 1$.
Ainsi, $u_n=f(n)$ avec $f(x)=x^2-5x-1$. C'est un polynôme de degré 2 dont le coefficient principal est positif ($a=1>0)$; ainsi, les branches de la parabole qui le représente sont dirigées vers le haut et son sommet a pour abscisse $x_S = -\frac{b}{2a}=\frac{5}{2}=2,5$.
Ainsi, $f$ est strictement croissante sur $\intervFO{2,5}{+\infty}$.
La suite $\suite{u}{n}{}$ est donc strictement croissante à partir de $n=3$ (on prend l'entier tout de suite supérieur à 2,5).
Majorants et minorants
- On appelle majorant d'une suite $\suite{u}{n}{}$ tout nombre $M$ tel que, pour tout entier naturel $n$, $u_n\leqslant M$.
- On appelle minorant d'une suite $\suite{u}{n}{}$ tout nombre $m$ tel que, pour tout entier naturel $n$, $u_n\geqslant m$.
- Soit $\suite{u}{n}{n\geqslant1}$ définie par $u_n=\dfrac{1}{n}$. « 0 » est un minorant de $\suite{u}{n}{}$ car pour tout entier naturel $n$ non nul, $u_n>0$.
Soit $\suite{v}{n}{}$ définie par $v_n=3-\dfrac{1}{n}$. Pour tout entier naturel $n>0$, $\frac{1}{n}>0$ donc $3-\frac{1}{n} < 3$.
« 3 » est donc un majorant de $\suite{v}{n}{}$.
Suites arithmétiques
Définition
On dit qu'une suite $\suite{u}{n}{}$ est arithmétique si, pour tout entier naturel $n$, \[ u_{n+1}=u_n+r \] où $r$ est un nombre réel.
$r$ est alors appelé la raison de la suite.
suite arithmétiqueSimon possède 30€ d'argent de poche.
Chaque semaine, il reçoit 5€ de la part de ses parents.
S'il ne dépense pas son argent petit à petit,
- après 1 semaine, il aura $30 + 5=35$ \euro;
- après 2 semaines, il aura $35+5=40$ \euro;
- après 3 semaines, il aura $40+5=45$ \euro;
- etc.
Si on note $u_n$ la somme qu'il a après $n$ semaine(s) alors : \[ u_0=30\quad ; \quad u_1=30+5=35\quad ; \quad u_2=35+5=40\quad ; \quad \ldots \] que l'on peut aussi écrire : \[ \begin{cases} u_0=30\\ u_{n+1}=u_n+5\end{cases} \]
La suite $\suite{u}{n}{}$ est alors arithmétique de premier terme $u_0=30$ et de raison $r=5$.
Si on regarde trois termes consécutifs d'une suite arithmétique :
on constate que : \[ \dfrac{u_{n-1}+u_{n+1}}{2}=\dfrac{u_n-r+u_n+r}{2}=u_n. \] Ainsi, n'importe quel terme est la moyenne arithmétique des deux qui l'entourent; c'est pourquoi ces suites sont qualifiées d'arithmétiques.
Variations
Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite arithmétique de raison $r$.
- Si $r > 0$ alors $\suite{u}{n}{}$ est strictement croissante.
- Si $r < 0$ alors $\suite{u}{n}{}$ est strictement décroissante.
- Si $r=0$ alors $\suite{u}{n}{}$ est constante.
Pour tout entier naturel $n$, \[ u_{n+1}-u_n = (u_n+r)-u_n=r. \] Donc,
- si $r>0$, $u_{n+1}-u_n>0$ et donc $u_{n+1}>u_n$; la suite $\suite{u}{n}{}$ est donc strictement croissante.
- si $r<0$, $u_{n+1}-u_n<0$ et donc $u_{n+1} < u_n$; la suite $\suite{u}{n}{}$ est donc strictement décroissante.
- si $r=0$, $u_{n+1}-u_n=0$ et donc $u_{n+1}=u_n$; la suite $\suite{u}{n}{}$ est donc constante.
Formule explicite
terme généralSoit $\suite{u}{n}{}$ une suite arithmétique de premier terme $u_p$ et de raison $r$, $p\geqslant0$. Alors, \[ \forall n\geqslant p,\quad u_n=u_p+(n-p)r. \]
Le schéma suivant illustre la situation dans laquelle nous sommes:
On peut écrire : \[ u_n=u_{p+(n-p)} \] donc pour passer de $u_p$ à $u_{p+(n-p)}$, on ajoute $(n-p)$ fois $r$, d'où : \[ u_n = u_p+(n-p)r. \]
cas particulier, en prenant $p=0$Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite arithmétique de premier terme $u_0$ et de raison $r$. Alors, \[ \forall n\geqslant 0,\quad u_n=u_0+nr. \]
Reprenons l'exemple de Simon.
Nous avions établi l'égalité : \[ \forall n\geqslant0,\quad u_{n+1}=u_n+5\qquad\text{avec }u_0=30.\] D'après la propriété "cas particulier, en prenant $p=0$", \[ \forall n\geqslant0,\quad u_n=u_0+nr=30+5n. \] Cette formule explicite nous permet de connaître la somme que possède Simon après $n$ semaines sans avoir à calculer tous les termes de la suite.
cas particulier, en prenant $p=1$Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite arithmétique de premier terme $u_1$ et de raison $r$. Alors, \[ \forall n\geqslant 1,\quad u_n=u_1+(n-1)r. \]
On considère la suite définie par: \[ \forall n\geqslant0,\quad u_{n+1}=u_n+5\qquad\text{avec }u_1=30.\] D'après la propriété "cas particulier, en prenant $p=1$", \[ \forall n\geqslant0,\quad u_n=u_1+(n-1)r=30+5(n-1)=5n+25. \]
Représentation graphique
Une suite peut être représentée par une série de points de coordonnées $\coord{n}{u_n}$.
Dans le cas d'une suite arithmétique de raison $r$, les points ont pour coordonnées $\coord{n}{u_0+nr}$.
Tous les points sont donc alignés sur la droite d'équation $y=rx+u_0$, où $u_0$ est l'ordonnée à l'origine et $r$, le coefficient directeur.
Somme des premiers termes
Somme des premiers entiers
Carl Friedrich Gauss (1777 -- 1855) était un grand mathématicien allemand. On le surnomme le « prince des mathématiques » car l'histoire raconte que très jeune, il fit des prouesses en cette discipline.
On raconte par exemple que, très jeune, il avait un instituteur qui voulait la paix dans la classe et pour cela, il demanda à ses élèves de calculer la somme : \[ 1+2+3+4+5+\cdots+98+99+100. \] Mais il ne fallut que quelques secondes au petit Gauss pour donner la réponse : « 5050 ».
Il remarqua en effet que : \[ 1+100=2+99=3+98=\cdots=50+51=101\;, \] et donc que la somme était égale à $50\times101=5050$.
En s'inspirant de cette méthode, que l'on peut généraliser, on peut trouver une expression qui donne la somme :
\[ E_n=1+2+3+\cdots+(n-2)+(n-1)+n.\]
En l'écrivant ainsi, puis à l'envers, et en ajoutant les deux égalités, on a :
\[ \begin{array}{*{15}{c}} E_n & = & 1 & + & 2 & + & 3 & + & \cdots & + & (n-2) & + & (n-1) & + & n\\ E_n & = & n & + & (n-1) & + & (n-2) & + & \cdots & + & 3 & + & 2 & + & 1\\ \hline 2E_n & = & (n+1) & + & (n+1) & + & (n+1) & + & \cdots & + & (n+1) & + & (n+1) & + & (n+1) \end{array} \]
Ainsi, \[ 2E_n=n\times(n+1)\] car il y a $n$ fois le terme « $n+1$ », et donc : \[ E_n=\frac{n(n+1)}{2}\;. \]
somme des premiers entiers\[ 1+2+3+\cdots+n=\dfrac{n(n+1)}{2}. \]
Le symbole de sommation « $\sum$ »
Le symbole « $\sum$ » (c'est la lettre grecque sigma majuscule) est très souvent utilisé pour désigner une somme de termes.
Ainsi, quand on écrit $\displaystyle\sum_{k=0}^{100} u_k$, cela désigne la somme $u_0+u_1+u_2+u_3+u_4+\cdots+u_{99}+u_{100}$.
La propriété "somme des premiers entiers" s'écrit alors : \[ \sum_{k=1}^n k = \dfrac{n(n+1)}{2} \]
Somme des premiers termes d'une suite arithmétique
Dans ce paragraphe, nous souhaitons trouver une formule qui nous donne la somme : \[ S_n= \sum_{k=0}^n u_k = u_0+u_1+u_2+\cdots+u_n \] où $\suite{u}{n}{}$ est une suite arithmétique de raison $r$.
D'après la propriété "terme général", nous savons que pour tout entier naturel $k$, $u_k=u_0+kr$; donc :
\[ \begin{align} S_n & = u_0+\textcolor{blue}{u_1}+\textcolor{red}{u_2}+\textcolor{orange}{u_3}+\cdots+\textcolor{green!50!black}{u_{n-1}}+\textcolor{violet}{u_n}\\ & = u_0+\textcolor{blue}{(u_0+r)}+\textcolor{red}{(u_0+2r)}+\textcolor{orange}{(u_0+3r)}+\cdots+\textcolor{green!50!black}{\big[u_0+(n-1)r\big]} + \textcolor{violet}{(u_0+nr)}\\ & = \underbrace{(u_0+u_0+u_0+\cdots+u_0)}_{(n+1)\text{ termes}} +\big[r+2r+3r+\cdots+(n-1)r+nr\big]\\ & = (n+1)u_0+\underbrace{(1+2+3+\cdots+n)}_{\text{propriété }\ref{prop:somme des premiers entiers}}r\\ & = (n+1)u_0+\dfrac{n(n+1)}{2}r.\tag{E}\end{align} \]
D'où la propriété suivante :
Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite arithmétique de raison $r$. Alors,
Cette dernière formule n'est pas du goût de tout le monde; en effet, elle peut paraître compliquée à retenir. C'est la raison pour laquelle nous allons la modifier légèrement.
Reprenons l'égalité (E) précédente et allons plus loin :
\[ \begin{align} S_n & = (n+1)u_0+\dfrac{n(n+1)}{2}r\\ & = (n+1)\left[u_0+\dfrac{nr}{2}\right]\\ & = (n+1)\left[\dfrac{2u_0+nr}{2}\right]\\ & = (n+1)\left[\dfrac{u_0+(u_0+nr)}{2}\right]\\ & = (n+1)\times\dfrac{u_0+u_n}{2}.\end{align} \]
Cette dernière expression est plus facile à retenir car « $n+1$ » représente le nombre de termes dans la somme, $u_0$ désigne le premier terme de la somme et $u_n$, le dernier.
La somme est donc égale au « nombre de termes fois la moyenne arithmétique des termes extrêmes ».
somme des premiers termes d'une suite arithmétiqueSoit $\suite{u}{n}{}$ une suite arithmétique de raison $r$. Alors, \[ u_0+u_1+u_2+\cdots+u_n=(n+1)\times\dfrac{u_0+u_n}{2} \] ou encore : \[ \sum_{k=0}^n u_k = (\text{nombre de termes}) \times \dfrac{\text{1\ier{} terme}+\text{dernier terme}}{2}. \]
Considérons la suite $\suite{u}{n}{}$ définie par : \[ \begin{cases} u_0=5\\ u_{n+1}=u_n+3 \end{cases} \]
C'est une suite arithmétique de premier terme 5 et de raison 3.
Alors, d'après la propriété "terme général", $u_{200}=5+200\times3=605$ et donc, d'après la propriété "somme des premiers termes d'une suite arithmétique": \[ u_0+u_1+u_2+\cdots+u_{200} = 201 \times \dfrac{5+605}{2}=201\times305=\numprint{61305}. \]
Suites géométriques
Définition
On dit qu'une suite $\suite{u}{n}{}$ est géométrique si, pour tout entier naturel $n$, \[ u_{n+1}=q\times u_n \] où $q$ est un nombre réel non nul.
$q$ est alors appelé la raison de la suite.
suite géométriqueSophie a placé ses économies, à savoir 1000€, sur un livret qui lui rapporte $\pourcent{1,5}$ par an, c'est-à-dire que d'une année à l'autre, ses économies augmenteront de $\pourcent{1,5}$ du solde précédent.
Si on note $u_0=\numprint{1000}$ et $u_n$ le montant de son livret après $n$ années, alors : \[ u_{n+1}=u_n \times\left(1+\dfrac{1,5}{100}\right)=1,015u_n. \] $\suite{u}{n}{}$ est alors une suite géométrique de premier terme $u_0=\numprint{1000}$ et de raison $q=1,015$.
Formule explicite
terme général d'une suite géométriqueSoit $\suite{u}{n}{}$ une suite géométrique de premier terme $u_p$ et de raison $q$, $q\neq0$. Alors, \[ \forall n\geqslant p,\quad u_n=u_p \times q^{n-p}. \]
Le schéma suivant illustre la situation dans laquelle nous sommes:
On peut écrire : \[ u_n=u_{p+(n-p)} \] donc pour passer de $u_p$ à $u_{p+(n-p)}$, on multiplie par $q$, et ceci $(n-p)$ fois, d'où : \[ u_n = u_p \times \underbrace{q \times q \times \cdots \times q}_{(n-p)\text{ facteurs}}=u_p\times q^{n-p}. \]
cas où $p=0$Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite géométrique de premier terme $u_0$ et de raison $q$. Alors, \[ \forall n\geqslant 0,\quad u_n=u_0\times q^n. \]
Reprenons l'exemple de Sophie et calculons le solde de son livret après 10 ans (si elle ne retire pas d'argent entre temps). D'après la propriété "cas où $p=0$" : \[ u_{10} = u_0 \times q^{10} = \numprint{1000} \times 1,015^{10} \approx \numprint{1160,54}. \] Ainsi, après 10 ans, elle possèdera $\numprint{1160,54}$€ sur son livret.
cas où $p=1$Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite géométrique de premier terme $u_1$ et de raison $q$. Alors, \[ \forall n\geqslant 1,\quad u_n=u_1\times q^{n-1}. \]
Représentation graphique
Selon les valeurs de la raison $q$ de la suite géométrique, les points qui représentent les termes successifs « monteront » ou « descendront ».
Pour simplifier, prenons $\pmb{u_0>0}$.
- Si $q=1$ alors $u_{n+1}=u_n$, donc la suite $\suite{u}{n}{}$ est constante (ce qui se traduira par une succession de points alignés sur une droite horizontale d'équation $y=u_0$).
- Si $q>1$ alors l'égalité $u_{n+1}=qu_n$ nous dit que la suite est strictement croissante et donc que les points « monteront » (auront une ordonnée de plus en plus grande).
- Si $0 < q < 1$ alors l'égalité $u_{n+1}=qu_n$ nous dit que la suite est strictement décroissante et donc que les points « descendront » (auront une ordonnée de plus en plus petite en se rapprochant de 0).
Somme des premiers termes
Somme $\pmb{1+q+q^2+\cdots q^n}$
somme des premières puissancesPour $q\neq1$, \[ 1+q+q^2+\cdots+q^n=\dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}. \]
Posons $S_n = 1+q+q^2+\cdots+q^n$.
Alors, \[ qS_n = q+q^2+q^3+\cdots+q^{n+1}. \] Ainsi, \[ qS_n=S_n-1+q^{n+1} \] et donc : \[ qS_n-S_n=q^{n+1}-1 \] soit : \[ (q-1)S_n = q^{n+1}-1. \] On en déduit alors que : \[ S_n = \dfrac{q^{n+1}-1}{q-1}\qquad\text{ou encore}\qquad S_n=\dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}. \]
Somme des premiers termes d'une suite géométrique
somme des premiers termes d'une suite géométriqueSoit $\suite{u}{n}{}$ une suite géométrique de premier terme $u_0$ et de raison $q\neq1$. Alors, \[ u_0+u_1+u_2+\cdots+u_n = u_0\times\dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}. \]
D'après la propriété "terme général d'une suite géométrique" : \[ u_0+u_1+u_2+\cdots+u_n = u_0+qu_0+q^2u_0 + \cdots + q^nu_0, \] donc : \[ u_0+u_1+u_2+\cdots+u_n=u_0(1+q+q^2+\cdots + q^n). \] Ainsi, d'après la propriété "somme des premières puissances" : \[ u_0+u_1+u_2+\cdots+u_n=u_0 \times \dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}. \]
Algorithmes
La notion de suites est propice aux algorithmes. En effet, une relation de récurrence définissant une suite implique nécessairement le même type de calculs à faire plusieurs fois. Il est donc important de savoir automatiser ces calculs.
Suites arithmétiques
Prenons l'exemple de la suite $\suite{u}{n}{}$ définie pour tout entier naturel $n$ par : \[ \begin{cases} u_0=7\\ u_{n+1}=u_n-5 \end{cases} \]
Calcul des termes successifs
On souhaite calculer et afficher tous les termes jusqu'à $u_{50}$.
u prend la valeur 7 (terme initial) Pour n allant de 1 à 50: u prend la valeur u-5 on soustrait 5 à la valeur précédente) Afficher u Fin du Pour
u = 7 for n in range(50): u = u - 5 print(u)u prend la valeur 7 (terme initial) s prend la valeur 7 (somme initiale) Pour n allant de 1 à 50: u prend la valeur u-5 s prend la valeur s+u Fin du Pour Afficher s
u,s = 7,7 for n in range(50): u = u-5 s = s + u print(s)u prend la valeur 7 (terme initial) n prend la valeur 0 (indice initial) Tant que u>-10000: u prend la valeur u-5 n prend la valeur n+1 Fin du Tant que Afficher n et u
u,n = 7,0 while u>=-10000: u = u - 5 n = n + 1 print(n,u)Ici, on recherche un indice, celui à partir duquel le terme est inférieur à $-\numprint{10000}$. On ne va donc pas baser notre boucle sur les indices (comme dans les algorithmes précédents) mais sur la condition à remplir pour continuer à calculer les termes : on continue à calculer les termes TANT QUE le terme est plus grand que $-\numprint{10000}$ (d'où l'utilisation de la boucle « Tant que », ou while en Python).
Le programme Python nous retourne l'indice $n=\numprint{2002} $ (et le terme est alors $u_{\numprint{2002}}=-\numprint{10003}$).
Quand on utilise une boucle « Tant que » afin de déterminer un seuil, il ne faut pas oublier d'incrémenter l'indice à chaque passage dans la boucle (« $\texttt{n prend la valeur n+1}$ »), sinon la boucle est infinie.
Cet oubli est assez fréquent quand on débute la programmation.
Suites géométriques
Prenons l'exemple de la suite $\suite{v}{n}{}$ définie pour tout entier naturel $n$ par : \[ \begin{cases} v_0=10\\ v_{n+1}=\dfrac{1}{2}v_n \end{cases} \]
Calcul des termes successifs et de la somme des termes
On souhaite ici faire d'une pierre deux coups : calculer les termes successifs jusqu'à $v_{20}$ ainsi que la somme $\displaystyle\sum_{k=0}^{20}v_k$.
v prend la valeur 10 (terme initial) s prend la valeur 10 (somme initiale) Pour n allant de 1 à 20: v prend la valeur 0.5*v Afficher v s prend la valeur s+v Fin du Pour Afficher s
v , s = 10 , 10 for n in range(20): v = v * 0.5 print(v) s = s + v print("Somme = ",s)Le programme Python retourne les valeurs de $v_1$ à $v_{20}$ suivantes :
5.0 2.5 1.25 0.625 0.3125 0.15625 0.078125 0.0390625 0.01953125 0.009765625 0.0048828125 0.00244140625 0.001220703125 0.0006103515625 0.00030517578125 0.000152587890625 7.62939453125e-05 3.814697265625e-05 1.9073486328125e-05 9.5367431640625e-06
et affiche enfin la somme $v_0+v_1+\cdots+v_{20}$ :
Somme = 19.999990463256836
Si on a la curiosité de pousser la somme jusqu'à $v_{100}$ (par exemple), le programme retourne :
Somme = 20.0
Et si on va jusqu'à $v_{500}$ ou plus, la réponse est toujours:
Somme = 20.0
On peut alors conjecturer (supposer) que cette somme se rapproche de plus en plus de 20. Mais il ne faut pas dire que toutes les sommes au-delà de $v_{100}$ sont égales à 20... c'est impossible ! Car si $\displaystyle\sum_{k=0}^{100}v_k=20$ alors $\displaystyle\sum_{k=0}^{101}v_k=20+v_{101}\neq20$ car $v_{101}\neq0$.
Ce raisonnement est valable à n'importe quel rang : si on suppose que $\displaystyle\sum_{k=0}^{n}v_k=20$ alors $\displaystyle\sum_{k=0}^{n+1}v_k=20+v_{n+1}>20$ car $v_{n+1}>0$.
Donc la somme n'est pas exactement égale à 20. La raison pour laquelle le programme affiche « 20 » est qu'il arrondit car il est arrivé au résultat « 19.999999999999999999999\ldots ».
Calcul d'un seuil
Nous souhaitons savoir à partir de quel indice les termes sont inférieurs à $10^{-9}$.
v prend la valeur 10 (terme initial) n prend la valeur 0 Tant que v >= 10$^{-9}$: v prend la valeur 0.5*v n prend la valeur n+1 Fin du Tant que Afficher n et vv , n = 10 , 0 while v >= 10**(-9): v = v * 0.5 n = n + 1 print(n,v)Le programme Python renvoie $\texttt{n=34}$ et $\texttt{v=5.820766091346741e-10}$.
Ainsi, tous les termes à partir de $v_{34}$ sont inférieurs à $10^{-9}$.
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Exercices
Généralités
Dans chacun des cas suivants, dire si la suite \suite{u}{n}{} est définie par sa relation de récurrence ou par sa formule explicite. Donner ensuite les valeurs des 3 premiers termes.
- $u_n = 2n^2-3n+1$ pour tout entier naturel $n$.
$\begin{cases} u_0=-2\\u_{n+1}=3u_n-2\quad\text{pour tout entier naturel }n\end{cases}$
$\begin{cases} u_0=1\\u_{n+1}=u_n^2-1\quad\text{pour tout entier naturel }n\end{cases}$
$\begin{cases} u_0=1\\u_{n+1}=2u_n-3n\quad\text{pour tout entier naturel }n\end{cases}$
$u_n = 2n^2-3n+1$ pour tout entier naturel $n$.
$\suite{u}{n}{}$ est ici définie à l'aide d'une formule explicite (en fonction de $n$, sans faire référence au terme précédent).
Les trois premiers termes de cette suite sont:
- $u_0=2\times0^2-3\times0+1 = 1$.
- $u_1=2\times1^2-3\times1+1 = 0$.
- $u_2=2\times2^2-3\times2+1 = 3$.
$\begin{cases} u_0=-2\\u_{n+1}=3u_n-2\quad\text{pour tout entier naturel }n\end{cases}$
$\suite{u}{n}{}$ est ici définie à l'aide d'une relation de récurrence (le terme $u_{n+1}$, de rang $n+1$, est défini en fonction de $u_n$, donc de son terme précédent).
Les trois premiers termes de cette suite sont:
- $u_0=-2$ (donné).
- $u_1=3u_0-2=3\times(-2)-2=-8$.
- $u_2=3u_1-2=3\times(-8)-2=-26$.
$\begin{cases} u_0=1\\u_{n+1}=u_n^2-1\quad\text{pour tout entier naturel }n\end{cases}$
$\suite{u}{n}{}$ est ici définie à l'aide d'une relation de récurrence.
Les trois premiers termes de cette suite sont:
- $u_0=1$ (donné).
- $u_1=u_0^2-1=1^2-1=0$.
- $u_2=u_1^2-1=0^2-1=-1$.
$\begin{cases} u_0=1\\u_{n+1}=2u_n-3n\quad\text{pour tout entier naturel }n\end{cases}$
$\suite{u}{n}{}$ est ici définie à l'aide d'une relation de récurrence (le terme $u_{n+1}$, de rang $n+1$, est défini en fonction de $u_n$, donc de son terme précédent, même s'il y a un terme en $n$ avec lui).
Les trois premiers termes de cette suite sont:
- $u_0=1$ (donné).
- $u_1=u_{\textcolor{red}{0}+1}=2u_{\textcolor{red}{0}}-3\times\textcolor{red}{0}=2\times1=2$.
- $u_2=u_{\textcolor{red}{1}+1}=2u_{\textcolor{red}{1}}-3\times\textcolor{red}{1}=2\times4-3=5$.
Etudier le sens de variation des suites $\suite{u}{n}{}$ définies ci-dessous :
- $u_n=\dfrac{2^n}{5}$
- $u_n=-n^2+5n-2$
- $u_n=\sqrt{n^2+3}$
- $u_0=3$ et $u_{n+1}=u_n-5$
$u_n=\dfrac{2^n}{5}$.
\[ \begin{align} u_{n+1}-u_n & = \dfrac{2^{n+1}}{5}-\dfrac{2^n}{5} = \dfrac{2^{n+1}-2^n}{5}\\ & = \dfrac{2^n\times2^1-2^n\times1}{5} = \dfrac{2^n(2^1-1)}{5}\\ & = \dfrac{2^n}{5} \\ u_{n+1}-u_n & >0. \end{align} \]
Ainsi, $\suite{u}{n}{}$ est croissante.
$u_n=-n^2+5n-2$.
\[ \begin{align} u_{n+1}-u_n & = -(n+1)^2+5(n+1)-2-(-n^2+5n-2) \\ & = -(n^2+2n+1)+5n+5-2+n^2-5n+2\\ & = -n^2-2n-1+5n+5-2+n^2-5n+2\\ & = -2n+4.\end{align} \]
$-2n+4>0 \iff -2n>-4 \iff n < 2$ donc $u_{n+1}-u_n<0$ pour $n\geqslant2$.
La suite $\suite{u}{n}{}$ est donc décroissante à partir du rang 2.
$u_n=\sqrt{n^2+3}$.
\[ \begin{align} u_{n+1}-u_n & = \sqrt{(n+1)^2+3}-\sqrt{n^2+3}\\ & = \sqrt{n^2+2n+4}-\sqrt{n^2+3}.\end{align} \]
Or, $n^2+4>n^2+3$ donc $n^2+2n+4>n^2+3$ (car $n\geqslant0$), donc $u_{n+1}-u_n>0$.
Ainsi, la suite $\suite{u}{n}{}$ est croissante.
$u_0=3$ et $u_{n+1}=u_n-5$.
$u_{n+1}-u_n=u_n-5-u_n=-5<0$ donc $\suite{u}{n}{}$ est décroissante.
On définit la suite $\suite{u}{n}{}$ par la relation : \[ \forall n\in\N,\qquad u_n=\dfrac{2n+1}{n+2}. \]
- Montrer que $\suite{u}{n}{}$ est croissante.
- Montrer que $\suite{u}{n}{}$ est majorée par 2.
- Montrer que $\suite{u}{n}{}$ est minorée.
On calcule pour tout entier naturel $n$ :
\[ \begin{align} u_{n+1}-u_n & = \dfrac{2(n+1)+1}{(n+1)+1}-\dfrac{2n+1}{n+2}\\ & = \dfrac{2n+3}{n+3}-\dfrac{2n+1}{n+2}\\ & = \dfrac{(2n+3)(n+2)}{(n+3)(n+2)}-\dfrac{(2n+1)(n+3)}{(n+2)(n+3)}\\ & = \dfrac{3}{(n+2)(n+3)}. \end{align} \]
$n+2>0$ et $n+3>0$ car $n\in\N$ donc $u_{n+1}-u_n>0$.
La suite $\suite{u}{n}{}$ est donc croissante.
Si la suite $\suite{u}{n}{}$ est majorée par 2, alors $u_n < 2$ donc $u_n-2 < 0$ pour tout $n\in\N$.
\[ \begin{align} u_n-2 & = \dfrac{2n+1}{n+2}-2\\[8pt] & = \dfrac{2n+1}{n+2}-\dfrac{2(n+2)}{n+2}\\[8pt] & = \dfrac{2n+1-2n-4}{n+2}\\[8pt] & = \dfrac{-3}{n+2}. \end{align} \]
$-3 < 0$ et $n+2 > 0$ donc $u_n-2 < 0$, soit $u_n < 2$.
Donc la suite est majorée par 2.
La suite est croissante donc, nécessairement, $u_n\geqslant u_0$ pour tout entier naturel $n$, soit $u_n \geqslant\dfrac{1}{2}$.
La suite est donc minorée par $\dfrac{1}{2}$.
On définit la suite $\suite{u}{n}{}$ par: \[ \begin{cases} u_0=7\\ u_{n+1}=u_n^2-u_n+1,\qquad\forall\;n\in\N \end{cases} \]
Trouver le sens de variation de $\suite{u}{n}{}$.
Pour tout entier naturel $n$:
\[ \begin{align} u_{n+1}-u_n & = u_n^2-u_n+1-u_n\\ & = u_n^2-2u_n+1 = (u_n-1)^2 \geqslant 0. \end{align} \]
Ainsi, $u_{n+1}\geqslant u_n$, donc $\suite{u}{n}{}$ est croissante.
Montrer que la suite $\suite{u}{n}{}$ définie par : $\begin{cases} u_0=1\\ u_{n+1}=\sqrt{u_n^2+1},\qquad\forall\;n\in\N \end{cases}$ est croissante.
On calcule $u_{n+1}-u_n$ pour tout entier naturel $n$ :
\[ \begin{align} u_{n+1}-u_n & =\sqrt{u_n^2+1}-u_n = \dfrac{\big(\sqrt{u_n^2+1}-u_n\big)\big(\sqrt{u_n^2+1}+u_n\big)}{\sqrt{u_n^2+1}+u_n}\\ & = \dfrac{u_n^2+1-u_n^2}{\sqrt{u_n^2+1}+u_n}\\& = \dfrac{1}{\sqrt{u_n^2+1}+u_n}.\end{align} \]
$u_n>0$ car chaque terme est défini comme étant égal à une racine carrée.
De plus, $\sqrt{u_n^2+1}>0$ donc $u_{n+1}-u_n>0$.
La suite est donc croissante.
On définit la suite $\suite{u}{n}{}$ par la relation : \[ \forall\;n\in\N,\qquad u_n=\sqrt{n+1}-\sqrt{n}\;. \]
- Montrer que pour tout entier naturel $n$, $u_n=\dfrac{1}{\sqrt{n+1}+\sqrt{n}}$.
- Montrer alors que $u_{n+1} < u_n$ et en déduire les variations de $\suite{u}{n}{}$.
- Montrer que $\suite{u}{n}{}$ est majorée et minorée.
On a:\[ \begin{align} u_n & = \sqrt{n+1}-\sqrt{n}\\ & = \dfrac{\big(\sqrt{n+1}-\sqrt{n}\big)\big(\sqrt{n+1}+\sqrt{n}\big)}{\sqrt{n+1}+\sqrt{n}}\quad\text{(on multiplie par l'expression conjuguée)}\\ & = \dfrac{n+1-n}{\sqrt{n+1}+\sqrt{n}}\\ u_n & = \dfrac{1}{\sqrt{n+1}+\sqrt{n}}.\end{align} \]
$u_{n+1}=\dfrac{1}{\sqrt{n+2}+\sqrt{n+1}}$.
Or, $n+2>n$ donc $\sqrt{n+2}>\sqrt{n}$ et donc, en ajoutant $\sqrt{n+1}$ aux deux membres de cette dernière inégalité, on a $\sqrt{n+2}+\sqrt{n+1}>\sqrt{n+1}+\sqrt{n}$.
En inversant, on obtient : $\dfrac{1}{\sqrt{n+2}+\sqrt{n+1}} < \dfrac{1}{\sqrt{n+1}+\sqrt{n}}$ (attention à ne pas oublier d'inverser le signe de l'inégalité).
Ceci nous dit alors que $u_{n+1} < u_n$, et donc que $\suite{u}{n}{}$ est décroissante.
$\sqrt{n+1}+\sqrt{n}>0$ donc $u_n>0$.
$\suite{u}{n}{}$ est donc minorée par 0.
De plus, $\sqrt{n+1}+\sqrt{n}\geqslant1$ (car $\sqrt{n+1}\geqslant1$ et $\sqrt{n}\geqslant0$) donc $\dfrac{1}{\sqrt{n+1}+\sqrt{n}}\leqslant1$, soit $u_n\leqslant1$.
$\suite{u}{n}{}$ est donc majorée par 1.
Suites arithmétiques
Dans chaque cas, dire si la suite $\suite{u}{n}{}$ est arithmétique. Si tel est le cas, donner le premier terme $u_0$ et la raison de la suite, ainsi que la relation de récurrence.
- $u_n=3+2n$
- $u_n=-3n + 4$
- $u_n=2n^2-1$
- $u_n=3(n-2)-2(n+1)$
- $u_n=\dfrac{5n+7}{2}$
- $u_n=n\sqrt5$
- $u_n=3-n\sqrt2$
- $u_n=7-\dfrac{3}{n+2}$
- $u_n=3$
$u_n=3+2n$.
La fonction $x\mapsto3+2x$ est une fonction affine donc $f(n)=u_n$ est une suite arithmétique. Son premier terme est $u_0=f(0)=3$ et sa raison $r$ est le coefficient de $n$, donc ici $r=2$.
Dans ce cas, la relation de récurrence de $\suite{u}{n}{}$ est :\[ \begin{cases} u_0=3\\u_{n+1}=u_n+2 \end{cases} \]
$u_n=-3n + 4$.
La fonction $x\mapsto-3x+4$ est une fonction affine donc $f(n)=u_n$ est une suite arithmétique. Son premier terme est $u_0=f(0)=4$ et sa raison $r$ est le coefficient de $n$, donc ici $r=-3$.
Dans ce cas, la relation de récurrence de $\suite{u}{n}{}$ est : \[\begin{cases}u_0=4\\u_{n+1}=u_n-3\end{cases}\]
$u_n=2n^2-1$.
La fonction $x\mapsto2x^2-1$ n'est pas une fonction affine, donc $f(n)=u_n$ n'est pas une suite arithmétique.
Autre méthode: $u_0=-1$, $u_1=1$ et $u_2=7$.
Ainsi, $u_1-u_0=2$ et $u_2-u_1=6 \neq u_1-u_0$ donc la suite n'est pas arithmétique.
$u_n=3(n-2)-2(n+1)$.
On peut écrire : $u_n=3n-6-2n-2=n-8$. La fonction $x\mapsto x-8$ est une fonction affine donc $f(n)=u_n$ est une suite arithmétique. Son premier terme est $u_0=f(0)=-8$ et sa raison $r$ est le coefficient de $n$, donc ici $r=1$.
Dans ce cas, la relation de récurrence de $\suite{u}{n}{}$ est : \[\begin{cases} u_0=-8\\u_{n+1}=u_n+1\end{cases}\]
$u_n=\dfrac{5n+7}{2}$.
On peut écrire : $u_n=\dfrac{5n}{2}+\dfrac{7}{2}=\dfrac{5}{2}n+\frac{7}{2}$.
La fonction $x\mapsto\dfrac{5}{2}x+\dfrac{7}{2}$ est une fonction affine donc $f(n)=u_n$ est une suite arithmétique. Son premier terme est $u_0=f(0)=\dfrac{7}{2}$ et sa raison $r$ est le coefficient de $n$, donc ici $r=\dfrac{5}{2}$.
Dans ce cas, la relation de récurrence de $\suite{u}{n}{}$ est : \[\begin{cases}u_0=\frac{7}{2}\\u_{n+1}=u_n+\frac{5}{2}\end{cases}\]
$u_n=n\sqrt5$.
La fonction $x\mapsto x\sqrt5$ est une fonction affine (même linéaire) donc $f(n)=u_n$ est une suite arithmétique. Son premier terme est $u_0=f(0)=0$ et sa raison $r$ est le coefficient de $n$, donc ici $r=\sqrt5$.
Dans ce cas, la relation de récurrence de $\suite{u}{n}{}$ est : \[\begin{cases}u_0=0\\u_{n+1}=u_n+\sqrt5\end{cases}\]
$u_n=3-n\sqrt2$.
La fonction $x\mapsto3-x\sqrt2 $ est une fonction affine donc $f(n)=u_n$ est une suite arithmétique. Son premier terme est $u_0=f(0)=3$ et sa raison $r$ est le coefficient de $n$, donc ici $r=-\sqrt2$.
Dans ce cas, la relation de récurrence de $\suite{u}{n}{}$ est : \[\begin{cases}u_0=3\\u_{n+1}=u_n-\sqrt2\end{cases}\]
$u_n=7-\dfrac{3}{n+2}$.
$u_0=7-\dfrac{3}{0+2}=\dfrac{11}{2}$.
$u_1=7-\dfrac{3}{1+2} = 6$.
$u_2=7-\dfrac{3}{2+2}=\dfrac{25}{4}$.
Ainsi, $u_1-u_0=\dfrac{1}{2}$ et $u_2-u_1=\dfrac{1}{4}\neq u_1-u_0$ donc $\suite{u}{n}{}$ n'est pas une suite arithmétique.
$u_n=3$.
Pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1}-u_n=3-3=0$, qui est un nombre constant, donc $\suite{u}{n}{}$ est une suite arithmétique de raison $r=0$ et de premier terme $u_0=3$.
Dans ce cas, la relation de récurrence de $\suite{u}{n}{}$ est : \[\begin{cases}u_0=3\\u_{n+1}=u_n\end{cases}\]
Dans chacun des cas suivants, dire si la suite $\suite{u}{n}{}$ est arithmétique. Si tel est le cas, donner le terme général en fonction de $n$.
$\begin{cases} u_0=-1\\ u_{n+1}=u_n-\sqrt2\end{cases}$
$\begin{cases}u_0=-1\\ u_{n+1}=2u_n+1\end{cases}$
$\begin{cases}u_0=-1\\ u_{n+1}=u_n^2+3\end{cases}$
$\begin{cases}u_1=-1\\ u_{n+1}=u_n+2\end{cases}$
$\begin{cases} u_0=-1\\ u_{n+1}=u_n-\sqrt2\end{cases}$
D'après cette définition, pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1}-u_n=-\sqrt2$. La différence entre deux termes consécutifs quelconque est donc toujours la même; par conséquent, $\suite{u}{n}{}$ est une suite arithmétique, ici de raison $r=-\sqrt2$.
D'après le cours, son terme général est : \[ u_n= u_0+nr = -1-n\sqrt2. \]
$\begin{cases}u_0=-1\\ u_{n+1}=2u_n+1\end{cases}$
D'après cette définition, pour tout entier naturel $n$, \[ u_{n+1}-u_n=(2u_n+1)-u_n=u_n+1.\] La différence entre deux termes consécutifs quelconque n'est donc pas toujours la même; par conséquent, $\suite{u}{n}{}$ n'est pas une suite arithmétique.
$\begin{cases}u_0=-1\\ u_{n+1}=u_n^2+3\end{cases}$
D'après cette définition, pour tout entier naturel $n$, \[ u_{n+1}-u_n=(u_n^2+3)-u_n=u_n^2-u_n+3.\] La différence entre deux termes consécutifs quelconque n'est donc pas toujours la même; par conséquent, \suite{u}{n}{} n'est pas une suite arithmétique.
$\begin{cases}u_1=-1\\ u_{n+1}=u_n+2\end{cases}$
D'après cette définition, pour tout entier naturel $n$, $u_{n+1}-u_n=2$ La différence entre deux termes consécutifs quelconque est donc toujours la même; par conséquent, \suite{u}{n}{} est une suite arithmétique, ici de raison $r=2$.
D'après le cours, son terme général est : \[ u_n= u_1+(n-1)r = -1+(n-1)\times2=-1+2n-2=2n-1. \]
Ici, la suite commence à $u_1$ et non $u_0$; il faut donc utiliser la formule explicite générale: \[ u_n = u_p + (n-p)r. \]
On considère une suite $\suite{u}{n}{}$ arithmétique de raison $r$.
- $u_0=3$ et $u_8=7$. Calculer $r$.
- $u_2=5$ et $u_5=2$. Calculer $r$.
- $u_0=5$ et $r=-\dfrac{1}{2}$. Calculer $u_9$.
- $u_5=6$ et $r=2$. Calculer $u_{20}$.
- $u_7=\sqrt{2}$ et $u_2=\sqrt{7}$. Calculer $r$.
$u_0=3$ et $u_8=7$. Calculer $r$.
On sait que : \[ u_n=u_0+nr\] donc : \[ \begin{align} u_8 & =u_0+8r\\ 7 & = 3+8r\\ 7-3&=8r\\ r&=\dfrac{4}{8}\\ r & = \dfrac{1}{2}. \end{align} \]
$u_2=5$ et $u_5=2$. Calculer $r$.
On sait que : \[ u_n=u_k+(n-k)r\] donc: \[ \begin{align} u_5 & =u_2+(5-2)r\\ 2 & = 5+3r\\ 2-5&=3r\\ 3r&=-3\\ r & = -1. \end{align} \]
$u_0=5$ et $r=-\dfrac{1}{2}$. Calculer $u_9$.
On sait que : \[ u_n=u_0+nr\] donc: \[ \begin{align} u_9 & =u_0+9r\\ u_9 & = 5-\dfrac{9}{2}\\ u_9 & =\dfrac{10}{2}-\dfrac{9}{2}\\ u_9 & = \dfrac{1}{2}. \end{align} \]
$u_5=6$ et $r=2$. Calculer $u_{20}$.
On sait que : \[ u_n=u_k+(n-k)r\] donc:\[ \begin{align} u_{20} & =u_5+(20-5)r\\ u_{20} & = 6 + 15\times2\\ u_{20} & = 6+30\\ u_{20} & = 36. \end{align} \]
$u_7=\sqrt{2}$ et $u_2=\sqrt{7}$. Calculer $r$.
On sait que : \[ u_n=u_k+(n-k)r\] donc: \[ \begin{align} u_7 & =u_2+(7-2)r\\ \sqrt{2} & = \sqrt{7} + 5r\\ 5r & =\sqrt{2}-\sqrt{7} \\ r & = \dfrac{\sqrt{2}-\sqrt{7}}{5}.\end{align} \]
Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite arithmétique de raison $r$.
- Si $u_0=5$ et $r=3$, calculer $u_0+u_1+\cdots+u_{100}$.
- Si $u_0=3$ et $u_{50}=60$, calculer $u_0+u_1+\cdots+u_{50}$.
- Si $u_1=60$ et $r=5$, calculer $u_1+u_2+\cdots+u_{100}$.
- Si $u_1=50$ et $u_{50}=1$, calculer $u_1+u_2+\cdots+u_{50}$.
Si $u_0=5$ et $r=3$, calculer $u_0+u_1+\cdots+u_{100}$.
$\suite{u}{n}{}$ est une suite arithmétique donc : \[ u_0+u_1+\cdots+u_n=\dfrac{u_0+u_n}{2}\times(n+1) \] donc ici :
\[ \begin{align} u_0+u_1+\cdots+u_{100} & = \dfrac{5+(5+100\times3)}{2}\times101\\ & = 155\times101\\ u_0+u_1+\cdots+u_{100} & = \numprint{15655}. \end{align} \]
Si $u_0=3$ et $u_{50}=60$, calculer $u_0+u_1+\cdots+u_{50}$.
\[ \begin{align} u_0+u_1+\cdots+u_{50} & = \dfrac{3+60}{2}\times51\\ & = 31,5\times51\\ u_0+u_1+\cdots+u_{50} & = \numprint{1606,5}. \end{align} \]
Si $u_1=60$ et $r=5$, calculer $u_1+u_2+\cdots+u_{100}$.
\[ \begin{align} u_1+u_2+\cdots+u_{100} & = \dfrac{u_1+u_{100}}{2}\times100\\ & = \dfrac{60+(60+5\times99)}{2}\times100\\ & = \dfrac{\numprint{61500}}{2}\\ u_1+u_2+\cdots+u_{100} & = \numprint{30750}. \end{align} \]
Si $u_1=50$ et $u_{50}=1$, calculer $u_1+u_2+\cdots+u_{50}$.
\[ \begin{align} u_1+u_2+\cdots+u_{50} & = \dfrac{u_1+u_{50}}{2}\times50\\ & = \dfrac{50+1}{2}\times50\\ u_1+u_2+\cdots+u_{50} & = \numprint{1275}. \end{align} \]
$\suite{u}{n}{}$ est une suite arithmétique telle que $u_0=\numprint{7820}$ et $u_2=\numprint{6712}$.
- Déterminer la relation de récurrence de la suite $\suite{u}{n}{}$.
- Exprimer $u_n$ en fonction de $n$ pour tout entier naturel $n$.
Ecrire un programme Python correspondant, permettant de trouver le plus petit entier naturel $n$ tel que $u_n < \numprint{1000}$.
Vérifier par le calcul la valeur ainsi trouvée.
$\suite{u}{n}{}$ étant arithmétique, $u_2-u_0=2r$.
Or, $u_2-u_0=\numprint{6712}-\numprint{7820}=-\numprint{1108}$. Donc $2r=-\numprint{1108}$, d'où $r=-554$.
Ainsi, la relation de récurrence de $\suite{u}{n}{} est$: \[ \boxed{ \begin{cases} u_0=\numprint{7820}\\u_{n+1}=u_n-554 \end{cases} } \]
- D'après la formule du cours, $u_n=u_0+nr$, donc ici, pour tout entier naturel $n$: \[ \underline{u_n = \numprint{7820}-554n}. \]
Il s'agit ici de trouver le plus petit entier naturel $n$ tel que $u_n < \numprint{1000}$. Pour cela, on va calculer tous les termes successifs jusqu'à celui qui est inférieur à 1000.
Il y a deux façons de procéder :
à l'aide de la relation de récurrence de la suite:
u = 7820 # premier terme n = 0 # rang du premier terme while u >= 1000: n = n + 1 u = u - 554 # on calcule le terme suivant print( n )à l'aide de la formule explicite :
u = 7820 # premier terme n = 0 # rang du premier terme while u >= 1000: n = n + 1 u = 7820 - 554*n # on calcule le terme suivant print( n )
Dans les deux cas, le résultat est le même:
13
Ce qui signifie que $u_{13}$ est le premier terme à être inférieur à 1000.
Pour le vérifier par le calcul, on résout l'inéquation :
\[ \begin{align} u_n < \numprint{1000} & \iff \numprint{7820}-554n < \numprint{1000}\\[6pt] & \iff -554n < \numprint{1000}-\numprint{7820}\\[6pt] & \iff -554n < -\numprint{6820}\\[6pt] & \iff n > \dfrac{-\numprint{6820}}{-554}\\[6pt] & \iff n > 12,31\ldots \end{align} \]
Comme $n$ est un entier, cela signifie que le premier $n$ possible est $n=13$, ce qui correspond bien au résultat de nos programmes Python.
Fanny est inscrite dans un club d'athlétisme. Elle pratique le penta bond (le penta bond est un enchaînement de cinq bonds après une course d'élan).
La première semaine d'entraînement, Fanny réalise un saut de 8 m.
Chaque semaine, la longueur de son saut augmente de 0,1 m. Pour $n$ entier naturel non nul, on note $s_n$ la longueur, en mètres, de son saut la $n$-ième semaine d'entraînement. Puisque lors de la première semaine d'entraînement, Fanny réalise un saut de 8 m, on a $s_1=8$.
Pour $n\geqslant2$, on considère la fonction Python suivante.
def saut(n): s = 8 for k in range(2,n+1): s = s + 0.1 return s- Quelle valeur $s$ est renvoyée par la commande saut(4) ?
- Interpréter cette valeur dans le contexte de l'exercice.
- Exprimer avec justification $s_n$ en fonction de $n$ pour $n$ entier naturel non nul.
Pour être qualifiée à une compétition, Fanny doit faire un saut d'au moins 12 mètres.
À partir de quelle semaine, Fanny réalisera-t-elle un tel saut ? Justifier votre réponse.
-
Lors de l'appel $\texttt{saut(4)}$, la variable $\texttt{k}$ varie de 2 à 4 inclus. Donc, à $\texttt{s=8}$, on ajoute 0,1 trois fois.
La valeur renvoyée est donc $\texttt{s=8.3}$.
- Le résultat obtenu à la question précédente signifie que Fanny fera un saut de 8,3 m.
Par définition, $(s_n)$ est une suite arithmétique de raison $r=0,1$ .
Ainsi, pour tout entier naturel $n \geqslant1$, $s_n=s_1+(n-1)r$, soit $s_n=8+0,1(n-1)$, ou encore: \[ \boxed{s_n=7,9+0,1n} \]
On souhaite résoudre l'inéquation : \[ \begin{align} s_n \geqslant 12 & \iff 7,9+0,1n \geqslant12\\ & \iff 0,1n \geqslant 12-7,9\\ & \iff 0,1n \geqslant 4,1\\ &\iff n \geqslant \dfrac{4,1}{0,1}\\ & \iff n \geqslant 41.\end{align} \]
Ainsi, Fanny arrivera à faire des bonds plus grands que 12 mètres à partir de la 41ème semaine.
Une collectivité locale octroie une subvention de 116610€ pour le forage d'une nappe d'eau souterraine. Une entreprise estime que le forage du premier mètre coûte 130 \euro; le forage du deuxième mètre coûte 52€ de plus que celui du premier mètre; le forage du troisième mètre coûte 52 \euro{} de plus que celui du deuxième mètre, etc.
Plus généralement, le forage de chaque mètre supplémentaire coûte 52€ de plus que celui du mètre précédent.
Pour tout entier $n$ supérieur ou égal à 1, on note : $u_n$ le coût du forage du $n$-ième mètre en euros et $S_n$ le coût du forage de $n$ mètres en euros; ainsi $u_1=130$.
- Calculer $u_2$ et $u_3$.
- Préciser la nature de la suite $\suite{u}{n}{}$. En déduire l'expression de $u_n$ en fonction de $n$, pour tout $n$ entier naturel non nul.
- Calculer $S_2$ puis $S_3$.
Afin de déterminer le nombre maximal de mètres que l'entreprise peut forer avec la subvention qui est octroyée, on considère la fonction Python suivante :
def nombre_metre(S): C = 130 n = 1 while C < S: C = C + ... n = n + 1 return nCompléter cette fonction de sorte que l'exécution de la fonction $\texttt{nombre_metre(S)}$ renvoie le nombre maximal de mètres que l'entreprise peut forer avec la subvention octroyée. Justifier votre réponse.
- On admet que, pour tout entier naturel non nul, $S_n= 26n^2+104n$. En déduire la valeur de $n$ que fournit la fonction Python donnée à la question 4. On expliquera la démarche utilisée.
$u_2=u_1+52=130+52=182$;
$u_3=u_2+52=182+52=234$.
Par définition, $u_{n+1}=u_n+52$ donc $\suite{u}{n}{}$ est une suite arithmétique de premier terme $u_1=130$ et de raison $r=52$.
On en déduit alors que pour tout entier $n\geqslant1$, \[ u_n=u_1+(n-1)r, \] c'est-à-dire: \[ u_n = 130 + (n-1)\times52 \] ou encore: \[ \boxed{u_n=52n+78} \]
- $S_2$ correspond au coût de forage pour 2 mètres donc: \[ S_2 = u_1+u_2=130+182=312. \] De même, \[ S_3=u_1+u_2+u_3=S_2+u_3=312+234=546. \]
La fonction complétée est :
def nombre_metre(S): C = 130 n = 1 while C < S: C = C + 52*(n+1)+78 n = n + 1 return nAttention ici: l'instruction « $\texttt{n = n + 1}$ » étant après « $\texttt{C = C + ...}$ », il faut penser à ajouter 1 à $n$ dans la formule...
Dans cette dernière fonction, à chaque passage dans la boucle, on ajoute à $\texttt{C}$ la valeur de $u_n$ car c'est ainsi que cela se passe réellement.
On cherche ici le premier entier $n$ pour lequel $S_n \leqslant \numprint{116610}$: \[ S_n \leqslant\numprint{116610} \iff 26n^2+104n-\numprint{116610}\leqslant0. \] Le discriminant du polynôme $26n^2+104n-\numprint{116610}$ est: \[ \Delta = 104^2-4\times26\times(-\numprint{116610})=\numprint{12138256}=\numprint{3484}^2, \] donc il admet deux racines: \[ n_1=\dfrac{-104-\numprint{3484}}{2\times26}=-69 \] et \[ n_2=\dfrac{-104+\numprint{3484}}{2\times26}=65. \] Seules les valeurs de $n$ strictement positives nous intéressent donc $26n^2+104n-\numprint{116610}\leqslant0$ pour $n\geqslant65$.
Ainsi, $\texttt{nombre_metre(116610)}$ renvoie le nombre 65.
Suites géométriques
Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite géométrique de raison $q$.
- $u_0=5$ et $u_2=12$. Calculer $q$.
- $u_0=3$ et $q=2$. Calculer $u_9$.
- $u_2=8$ et $q=\dfrac{1}{2}$. Calculer $u_8$.
- $u_0=2$ et $q=\dfrac{1}{3}$. Calculer $u_{10}$.
- $u_5=2$ et $q=\sqrt 2$. Calculer $u_7$.
$u_0=5$ et $u_2=12$. Calculer $q$.
On sait que : \[ u_n=u_0\times q^n\] donc:
\[ \begin{align} u_2 & = u_0\times q^2\\ 12 & = 5\times q^2\\ q^2 & = \dfrac{12}{5}\\ q & = \sqrt{\dfrac{12}{5}} \qquad\text{ou}\qquad q=-\sqrt{\dfrac{12}{5}}.\end{align} \]
$u_0=3$ et $q=2$. Calculer $u_9$.
On sait que : \[ u_n=u_0\times q^n \] donc: \[ \begin{align} u_9 & = u_0\times q^9\\ u_9 & = 3\times 2^9\\ u_9 & = \numprint{1536}.\end{align} \]
$u_2=8$ et $q=\dfrac{1}{2}$. Calculer $u_8$.
On sait que : \[ u_n=u_k\times q^{n-k} \] donc: \[ \begin{align} u_8 & = u_2\times q^{8-2}\\ u_8 & = 8\times 2^{-6}\\ u_8 & = 2^{-3}. \end{align} \]
$u_0=2$ et $q=\dfrac{1}{3}$. Calculer $u_{10}$.
On sait que : \[ u_n=u_0\times q^n \] donc: \[ \begin{align} u_{10} & = u_0\times q^{10}\\ u_{10} & = 2\times 3^{-10}\\ u_{10} & = \dfrac{2}{3^{10}}. \end{align} \]
$u_5=2$ et $q=\sqrt 2$. Calculer $u_7$.
On sait que : \[ u_n=u_k\times q^{n-k} \] donc: \[ \begin{align} u_7 & = u_5\times q^{7-5}\\ u_7 & = 2\times \sqrt{2}^2\\ u_7 & =4. \end{align} \]
Soit $\suite{u}{n}{}$ une suite géométrique de raison $q$.
- Si $u_0=1$ et $q=2$, calculer $u_0+u_1+\cdots+u_{100}$.
- Si $u_0=3$ et $q=\dfrac{1}{2}$, calculer $u_0+u_1+\cdots+u_{50}$.
- Si $u_1=60$ et $q=\dfrac{1}{3}$, calculer $u_1+u_2+\cdots+u_{100}$.
- Si $u_1=50$ et $q=10$, calculer $u_1+u_2+\cdots+u_{50}$.
Si $u_0=1$ et $q=2$, calculer $u_0+u_1+\cdots+u_{100}$.
$\suite{u}{n}{}$ est une suite géométrique donc : \[ u_0+u_1+\cdots+u_n=u_0\times\dfrac{1-q^{n+1}}{1-q}. \]
Donc ici, \[ \begin{align} u_0+u_1+\cdots+u_{100} & = \dfrac{1-2^{101}}{1-2}\\ u_0+u_1+\cdots+u_{100} & = 2^{101}-1. \end{align} \]
Si $u_0=3$ et $q=\dfrac{1}{2}$, calculer $u_0+u_1+\cdots+u_{50}$.
\[ \begin{align} u_0+u_1+\cdots+u_{50} & = 3\times\dfrac{1-\frac{1}{2^{51}}}{1-\frac{1}{2}}\\ & = 3\left(1-\dfrac{1}{2^{51}}\right)\times2\\ u_0+u_1+\cdots+u_{50} & = 6\left(1-\dfrac{1}{2^{51}}\right). \end{align} \]
Si $u_1=60$ et $q=\dfrac{1}{3}$, calculer $u_1+u_2+\cdots+u_{100}$.
\[ \begin{align} u_1+u_2+\cdots+u_{100} &= u_1\times\dfrac{1-q^{100}}{1-q}\\ & = 60\times\dfrac{1-\frac{1}{3^{100}}}{1-\frac{1}{3}}\\ & = 60\left(1-\dfrac{1}{3^{100}}\right)\times\dfrac{3}{2}\\ u_1+u_2+\cdots+u_{100} & = 45\left(1-\dfrac{1}{3^{100}}\right). \end{align} \]
Si $u_1=50$ et $q=10$, calculer $u_1+u_2+\cdots+u_{50}$.
\[ \begin{align} u_1+u_2+\cdots+u_{50} & = 50\times\dfrac{1-10^{50}}{1-10}\\ u_1+u_2+\cdots+u_{50} & = \dfrac{50}{9}\big(10^{50}-1\big). \end{align} \]
Bob s'est fixé un objectif: participer à un marathon qui aura lieu très bientôt dans sa ville.
Pour cela, il désire programmer sa préparation au marathon de la manière suivante :
- lors du premier entraînement, il décide de courir 20 km;
- il augmente ensuite, à chaque entraînement, la distance à courir de $\pourcent{5}$.
On peut modéliser la distance parcourue lors de ses entraînements par une suite $\suite{d}{n}{}$ où, pour tout entier naturel $n$ non nul, le nombre $d_n$ désigne la distance à courir en kilomètre, lors de son $n$-ième entraînement.
On a ainsi $d_1 = 20$.
- Calculer $d_2$, puis vérifier que $d_3 = 22,05$.
- Pour tout entier naturel $n$ non nul, exprimer $d_{n+1}$ en fonction de $d_n$.
- Justifier que, pour tout entier naturel $n\geqslant1$, $d_n=20 \times 1,05^{n-1}$.
- Quelle distance, arrondie à 1 m près, va courir Bob lors de son 10ème entraînement ?
La distance à courir lors d'un marathon est de 42,195 km. Bob estime qu'il sera prêt pour la course, s'il parvient à courir au moins 43 km lors d'un de ses entraînements.
Recopier et compléter le script suivant, écrit en langage Python, dont la valeur de $n$, après exécution de ce script, est le nombre minimal d'entraînements permettant à Bob d'être prêt pour le marathon.
n = 1 d = 20 while ...: n = ... d = 1.05 * d
Par définition, $d_2=d_1+ \dfrac{5}{100}d_1 = 1,05d_1=1,05 \times 20 = 21$.
De même, $d_3 = 1,05 d_2 = 1,05 \times 21 = 22,05$.
- En s'inspirant des calculs précédents, on peut dire que pour tout entier $n\geqslant 1$, \[ \boxed{d_{n+1}=1,05 d_n} \]
- D'après la relation de récurrence trouvée, $\suite{d}{n}{}$ est une suite géométrique de premier terme $d_1=20$ et de raison $q=1,05$. Ainsi, d'après le cours, pour tout $n\geqslant1$, on a: \[ d_n = d_1 \times q^{n-1} \] soit: \[ \boxed{d_n=20 \times 1,05^{n-1}} \]
- Dans cette question, on cherche $d_{10}$: \[ d_{10}=20\times1,05^{10}\approx32,57789 \] Donc Bob va courir environ 32578 mètres lors de son 10èmeentraînement.
Le script complété est le suivant:
n = 1 d = 20 while d < 43: n = n + 1 d = 1.05 * dSi on demande d'afficher la valeur de $n$ trouvée, on a : $n=17$.
Suites arithmético-géométriques
Léonard achète deux bidons de 100 litres : un dans lequel il met de l'eau, l'autre dans lequel il met du lait.
Chaque jour, il consomme $\pourcent{30}$ de la quantité de lait et $\pourcent{50}$ de la quantité d'eau qu'il y avait le jour précédent. Tous les soirs avant de se coucher, il ajoute 10 litres de lait dans le bidon de lait et 20 litres d'eau dans le bidon d'eau après .
On note $e_n$ la quantité d'eau et $\ell_n$ la quantité de lait (en litres) au $n$-ième jour après les ajouts d'eau et de lait. On a ainsi $e_0=100$ et $\ell_0=100$.
- Calculer $e_1$ et $\ell_1$.
- Déterminer les relations de récurrence des suites $\suite{e}{n}{}$ et $\suite{\ell}{n}{}$.
On pose $u_n=e_n-40$.
- Montrer que $\suite{u}{n}{}$ est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
- En déduire le terme général de $\suite{u}{n}{}$ en fonction de $n$, puis celui de $\suite{e}{n}{}$.
On pose $v_n=\ell_n-\dfrac{100}{3}$.
- Montrer que $\suite{v}{n}{}$ est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
- En déduire le terme général de $\suite{v}{n}{}$ en fonction de $n$, puis celui de $\suite{\ell}{n}{}$.
- Calculer alors $e_{365}$ et $\ell_{365}$ d'une part, $e_{730}$ et $\ell_{730}$. Que peut-on remarquer et alors conjecturer ?
Au jour 1, Léonard consomme la moitié d'eau ; donc il lui reste 50 litres. Il ajoute ensuite 20 litres d'eau donc $e_1=70$.
Au jour 1, il consomme $\pourcent{30}$ de lait donc il lui reste 70 litres de lait ; il ajoute ensuite 10 litres de lait donc $\underline{\ell_1=80}$.
- Pour $\suite{e}{n}{}$ : pour passer de $e_{n}$ à $e_{n+1}$, on doit multiplier par $\dfrac{1}{2}$ (ou diviser par 2). On a alors à ce stade : $e_{n+1}=\dfrac{1}{2}e_n$. Ensuite, on ajoute 20 litres donc finalement, $\boxed{e_{n+1}=\dfrac{1}{2}e_n+20}$
- Pour $\suite{\ell}{n}{}$ : pour passer de $\ell_{n}$ à $\ell_{n+1}$, on doit multiplier par $0,7$ (car enlever \pourcent{30} de la quantité signifie qu'il en reste $\pourcent{70}$). On a alors à ce stade : $\ell_{n+1}=0,7\ell_n$. Ensuite, on ajoute 10 litres donc finalement, $\boxed{\ell_{n+1}=0,7\ell_n+10}$
On a : \[ \begin{align} u_{n+1} & =e_{n+1}-40\\ & = \dfrac{1}{2}e_n+20-40\\ & = \dfrac{1}{2}e_n-20\\ & = \dfrac{1}{2}\left(e_n-\dfrac{20}{\frac{1}{2}}\right)\\ & = \dfrac{1}{2}(e_n-40) \\&= \dfrac{1}{2}u_n\;.\end{align} \]
Ainsi, pour obtenir $u_{n+1}$, on doit multiplier $u_n$ par $\dfrac{1}{2}$ ; la suite $\suite{u}{n}{}$ est donc géométrique de raison $\dfrac{1}{2}$.
Son premier terme est : $u_0=e_0-40$, soit $u_0=100-40=60$.
La suite $\suite{u}{n}{}$ étant géométrique, $u_n=u_0\times q^n$ d'après le cours. Ainsi, ici, $u_n=60\times0,5^n$.
Or, $u_n=e_n-40$ donc $e_n=u_n+40$, soit $\boxed{e_n=60\times0,5^n+40}$.
On a: \[ \begin{align} v_{n+1} & =\ell_{n+1}-\dfrac{100}{3}\\ & = 0,7\ell_n+10-\dfrac{100}{3}\\ & = 0,7\ell_n-\dfrac{70}{3}\\ & = 0,7\left(\ell_n-\dfrac{\frac{70}{3}}{0,7}\right)\\ & = 0,7\left(\ell_n-\dfrac{100}{3}\right)\\ & = 0,7v_n\;.\end{align} \]
Ainsi, pour obtenir $v_{n+1}$, on doit multiplier $v_n$ par $0,7$ ; la suite $\suite{v}{n}{}$ est donc géométrique de raison $0,7$.
Son premier terme est : $v_0=\ell_0-\dfrac{100}{3}$, soit $v_0=100-\dfrac{100}{3}=\dfrac{200}{3}$.
La suite $\suite{v}{n}{}$ étant géométrique, $v_n=v_0\times q^n$ d'après le cours. Ainsi, ici, $\boxed{v_n=\dfrac{200}{3}\times0,7^n}$.
Or, $v_n=\ell_n-\dfrac{100}{3}$ donc $\ell_n=v_n+\dfrac{100}{3}$, soit $\boxed{\ell_n=\dfrac{200}{3}\times0,7^n+\dfrac{100}{3}}$.
- $e_{365}=60\times0,5^{365}+40\approx40$ et $\ell_{365}=\dfrac{200}{3}\times0,7^{365}+\dfrac{100}{3}\approx33,3$.
$e_{730}=60\times0,5^{730}+40\approx40$ et $\ell_{730}=\dfrac{200}{3}\times0,7^{730}+\dfrac{100}{3}\approx33,3$.
Tout porte donc à croire qu'au bout d'un nombre important de jours, la quantité d'eau stagne autour de 40 litres et que celle de lait stagne autour de 33,33 litres.
On considère la suite $\suite{u}{n}{}$ définie par son premier terme $u_0=3$ et pour tout entier naturel $n$ par : \[ u_{n+1}=1-\dfrac{1}{4u_n}. \] On pose alors pour tout entier naturel $n$: \[ v_n=\dfrac{1}{u_n-0,5}. \]
- Montrer que $\suite{v}{n}{}$ est une suite arithmétique dont on donnera la raison et le premier terme.
- En déduire le terme général de $\suite{v}{n}{}$ puis celui de \suite{u}{n}{} en fonction de $n$.
- À l'aide d'un tableur, de votre calculatrice ou tout simplement de votre cerveau, trouver le nombre vers lequel $u_n$ se rapproche lorsque $n$ augmente de plus en plus.
On a : \[ \begin{align} v_{n+1} & = \dfrac{1}{u_{n+1}-0,5}\\ & = \dfrac{1}{1-\frac{1}{4u_n}-\frac{1}{2}}\\ & = \dfrac{1}{\frac{4u_n}{4u_n}-\frac{1}{4u_n}-\frac{2u_n}{4u_n}} = \dfrac{1}{\frac{2u_n-1}{4u_n}}\\ & = \dfrac{4u_n}{2u_n-1} = \dfrac{4u_n}{2(u_n-0,5)}\\& = \dfrac{2u_n}{u_n-0,5}.\end{align} \]
Donc: \[ \begin{align} v_{n+1}-v_n & =\dfrac{2u_n}{u_n-0,5}-\dfrac{1}{u_n-0,5}\\ & = \dfrac{2u_n-1}{u_n-0,5}\\ & = \dfrac{2(u_n-0,5)}{u_n-0,5}\\ & = 2.\end{align} \]
$v_{n+1}-v_n$ étant égal à une constante, $\suite{v}{n}{}$ est arithmétique de raison $r=2$ et de premier terme $v_0=\dfrac{1}{u_0-0,5}=\dfrac{1}{3-0,5}=\dfrac{2}{5}=0,4$.
$\suite{v}{n}{}$ étant arithmétique, $v_n=v_0+nr$, soit $v_n=0,4+2n$.
Or, $v_n=\dfrac{1}{u_n-0,5}$ donc $\dfrac{1}{v_n}=u_n-0,5$, soit $u_n=\dfrac{1}{v_n}+0,5$.
Ainsi, $\boxed{u_n=\dfrac{1}{0,4+2n}+0,5}$
- Lorsque $n$ augmente de plus en plus, $2n+0,4$ augmente aussi de plus en plus, donc son inverse se rapproche de plus en plus de 0. Finalement, $u_n$ se rapproche alors de 0,5.
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